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Technopôle de la Mer, L’innovation au cœur de la Méditerranée

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Très impliquée sur les questions de développement économique, d’innovations et de compétitivité des entreprises sur le territoire Méditerranéen, la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée réalise actuellement un de ses plus gros projets en terme de développement durable et d’économie maritime et littorale : le Technopôle de la Mer dont voici les enjeux, les domaines d’actions et les ambitions.

Premier Technopôle en Europe centré sur les domaines de la sécurité et sûreté maritime et du développement durable reposant sur les Hautes Technologies marines et sous-marines, le Technopôle de la Mer est le lieu emblématique du Pôle Mer Méditerranée, un projet d’envergure qui propose une qualité d’implantation exceptionnelle à 10 minutes du cœur de Toulon, à l’entrée ouest de la ville. Le Technopôle de la Mer constitue un des lieux majeurs d’implantation des entreprises du Pôle de compétitivité Mer Méditerranée à vocation mondiale.

Projet ambitieux dont la première phase de livraison des travaux d’aménagement s’achèvera pour l’Eté 2015, le Technopôle de la Mer privilégie et facilite la naissance de projets collaboratifs en s’appuyant sur l’ensemble des ressources régionales dans les domaines de la sécurité et la sureté maritime, le naval et le nautisme, les ressources énergétiques et minières marines, les ressources biologiques marines, l’environnement et l’aménagement du littoral, des ports et infrastructures portuaires. Il permettra également aux entreprises de hautes technologies de s’implanter ou de se relocaliser dans l’agglomération Toulon Provence Méditerranée dans les meilleures conditions de développement et de communication. Enfin, une attention toute particulière est portée à l’environnement, l’occasion de créer un nouveau quartier durable adapté au paysage local, au cœur d’une stratégie d’avenir composé d’entreprises, de centres de recherche et de développement, de centres de formation, de services d’aides à la création d’entreprises et de services dédiés aux entreprises.

Le Technopôle de la Mer est réparti en une base « terrestre » à Ollioules sur laquelle s’implantera prochainement DCNS et une base « marine » à La Seyne-sur-Mer qui permet l’accès direct à la rade de Toulon et à la mer Méditerranée. Le projet est porté par la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), c’est la raison pour laquelle nous avons rencontré Alexis Villemin, Directeur Général de TPM Aménagement pour en savoir plus.

Monsieur Villemin, tout d’abord, d’où est venue l’idée d’un Technopôle de la Mer ?

Le Technopôle est une idée née de la réflexion de la Communauté d’agglomération TPM, compétente en matière de développement économique qui a un moment, s’interrogeant sur la manière de soutenir l’économie et l’emploi, a trouvé utile de créer une zone technopolitaine particulière qui regrouperait les entreprises du Pôle de Compétitivité Mer Méditerranée. Cela s’est imposé comme une nécessité au regard de l’absence d’une zone dédiée et de visibilité, de besoins d’entreprises qui souhaitent se repositionner dans les meilleures conditions de localisation et de services, mais aussi l’intérêt de pouvoir donner une visibilité externe à ses filières pour attirer d’autres entreprises que celles qui sont déjà présentes sur notre territoire.

Quel a été le processus de conception d’un tel projet ?

En amont il y a eu un long travail de positionnement géographique, de confirmation qu’il y avait un intérêt pour la filière mer et même les premiers plans d’aménagement qui ont été élaborés par l’agglomération dans les 6 ou 7 ans qui ont précédé notre propre intervention. Ce processus de conception a été assez long car il a fallu rencontrer les industriels et les centres de recherches pour vérifier qu’il y avait un besoin et c’est le travail de l’agglomération avec ses partenaires et le Pôle Mer qui a confirmé ce besoin. Au titre des partenaires on retrouve la Chambre de Commerce, le département lui-même et les communes de La Seyne, Toulon et Ollioules particulièrement associées à cette élaboration. TPM Aménagement a repris le dossier lorsqu’il a été confirmé et qu’il s’agissait de le mettre en œuvre.

Le Technopôle de la Mer est réparti en une base « terrestre » à Ollioules et une base « marine » à la Seyne-sur-Mer, comment se justifient ces deux bases ?

On comprend aisément que pour un Technopôle de la Mer il y ait un accès maritime. C’est la base marine de Brégaillon mais aussi l’Arsenal qui jouent ce rôle d’accès à la mer. A Brégaillon, des entreprises importantes comme Ifremer, les CNIM, France Télécom Marine, Cegelec Marine, se sont déjà installées au pied des quais par nécessité. Quand on pense métiers de la mer ou filières mer du Pôle de compétitivité, on observe qu’une bonne partie de ces métiers relève de la recherche et du développement, de l’innovation, de nouveaux marchés, mais il y a aussi de l’activité qui se passe dans des bureaux, des ateliers et parce que nous ne pouvons pas mettre tout le monde en bord de mer, nous avons recherché un emplacement qui soit aussi sur les terres, qui puisse accueillir cette partie de l’activité et c’est le rôle dédié au Technopôle de la Mer, espace Ollioules, en sa qualité de base terrestre.

Les entreprises qui s’implanteront sur le Technopôle seront donc principalement celles du Pôle de Compétitivité Mer ?

Ce sont effectivement les entreprises du Pôle de Compétitivité Mer mais aussi une partie de celles du Pôle Pégase. Ce sont des entreprises qui interviennent dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritime, dans le naval et le nautisme, les ressources énergétiques et minières marine, les ressources biologiques marine, l’environnement et l’aménagement du littoral et toutes les filières liées directement aux ports, aux infrastructures et aux transports maritimes. C’est un projet ambitieux qui mettra du temps pour s’installer dans le paysage de l’agglomération. Il faut s’appuyer sur des leaders pour débuter cette action, c’est pourquoi, nous avons commencé notre action avec des décisions prises autour de DCNS, qui décide de relocaliser une partie de ses activités, mais c’est aussi tous les sous-traitants de ces leaders. Nous avons bon espoir que d’autres grandes entreprises présentes dans le territoire de l’agglomération décident de s’implanter dans le Technopôle et à proximité.

Peut-on considérer l’arrivée de la DCNS au cœur de ce complexe comme un symbole de modernisation, une valeur ajoutée pour attirer d’autres entreprises ?

Le fait d’avoir un premier grand client montre que le Technopôle n’est plus une idée ou un projet mais une réalité et qu’aujourd’hui toutes les entreprises qui souhaitent un immeuble de 30 000m2 comme l’a souhaité DCNS ou même un bureau de 15m2 peuvent s’installer sur le Technopôle. Le deuxième point est que son arrivée joue le rôle d’image de marque par rapport à tout ce que véhicule cette société, son savoir-faire, son positionnement international et ses ouvertures.

Quelles sont les ambitions du Technopôle de la Mer à l’international ?

Le Pôle mer à d’ores et déjà un rayonnement international mais les conséquences de ce rayonnement se résument par des entreprises du Pôle Mer qui de part leur action à l’international vont aller chercher des marchés à l’international. Ce que l’on permet aujourd’hui avec le Technopôle c’est que ces mêmes entreprises se positionnent dans un espace qui va avoir une identité qui dépassera l’identité régionale et que ces entreprises internationales puissent éventuellement venir installer un bureau ou un centre d’affaires au sein du Technopôle pour développer une relation commerciale.

Quels sont les enjeux d’un tel projet pour l’agglomération toulonnaise ?

A Ollioules, le Technopôle ce n’est pas moins de 30 hectares à aménager soit 210 000m2 d’immeubles divers construits sur une échelle de minimum 10 ans. A terme, nous estimons que le site génèrera près de 6000 emplois. Les enjeux sont relativement importants à l’échelle de l’agglomération et ce que l’on peut déjà dire est que le premier groupe qui se redéveloppe évoque une fourchette de 1000 à 1300 salariés. A échéance de moins d’un an, on sait qu’il y aura déjà 1000 salariés sur le site. Ce projet est le développement de l’activité et le maintien de l’emploi pour les 10 prochaines années sur notre territoire, c’est réussir le Sophia Antipolis toulonnais.

Les enjeux de circulation questionnent beaucoup, des engagements ont-ils été pris par TPM aujourd’hui ?

Les accès sont une vraie question. La collectivité s’est engagée à permettre la desserte en transports en commun du site vers le secteur du centre de Toulon et le secteur de la gare de La Seyne en particulier. Aujourd’hui, ces décisions sont prises par la collectivité compétente en matière de transports, l’agglomération Toulon Provence Méditerranée en relation avec le Conseil Général, lui aussi concerné par les routes départementales. Concrètement, des nouveaux ronds points et un nouveau barreau routiers vont être créées. Ces éléments seront disponibles dès le début de l’année 2016, à la fois la voierie supplémentaire et l’ajout d’une station pour les réseaux de bus. De la même manière, un franchissement vers la gare de La Seyne est envisagé et un passage sous la voie ferrée a déjà été créé avec la SNCF et RFF pour pouvoir accéder plus rapidement à la gare de La Seyne. A chaque fois que cela est possible, nous allons prolonger les modes doux jusqu’au centre du Technopôle.

Quelles solutions sont envisagées pour réguler le flux de véhicules en direction du Technopôle et dans la zone ?

Le sujet qui reste complexe est naturellement l’échangeur autoroutier de la Cagnarde qui aujourd’hui, avant l’ouverture du Technopôle est déjà encombré, il y a d’ores et déjà un problème d’encombrement sur cet échangeur. La question a été posée aux services de l’Etat et à Escota qui gère l’autoroute pour améliorer l’échangeur autoroutier de la Cagnarde, cette question se pose d’ailleurs pas seulement sur cette échangeur, car si celui-ci est saturé c’est aussi parce que celui de Bandol Sanary n’a pas été réalisé dans sa totalité. Il faut savoir que l’enquête publique pour créer un échangeur complet à Bandol Sanary a été approuvée l’année dernière et le schéma consiste désormais à améliorer le fonctionnement des deux échangeurs pour réguler le flux de véhicules.

En terme d’avancée des travaux, où en sommes-nous aujourd’hui des grandes opérations sur le site ?

Il s’agit d’un projet qui s’étend sur une dizaine d’années, il est donc réparti en plusieurs phases. La première phase que nous sommes en train de réaliser a été d’étayer pour permettre aux premiers clients de s’installer dans les meilleures conditions et aux premiers immeubles qui se construisent à côté d’être desservis. La première phase sera terminée pour l’été, cela comprend l’ensemble des bassins de rétention, un rond point devant l’entrée principale du Technopôle, une voie principale, une contre allée le long de la route départementale, le traitement hydraulique, l’électricité et le gaz, naturellement les eaux usées, l’éclairage public, les plantations, les pistes cyclables, les réseaux télécom et le très haut débit entreprise. Au centre du Technopôle, il y a un forum totalement dédié aux modes doux qui forme une grande place sur laquelle seront implantés des services aux entreprises type restauration, pôle bancaire et d’autres encore qui constitueront un véritable centre de vie. Tous ces équipements seront mis en place dès cet été. Les phases suivantes se feront en fonction des besoins et de la commercialisation. Les travaux d’aménagement permettent l’implantation de près de 90 000m2 de bureaux et d’activités, cela représente plusieurs années d’activité immobilière, si cela s’accélère, les autres phases seront ouvertes.

Peut-on dire que le Technopôle de la Mer fait partie d’un des plus grands projets de TPM Aménagement ?

En matière d’investissement privé et public, le projet est considérable. Les montants investis par les privés sont très significatifs. Il s’agit donc d’activité économique long terme avec l’installation des salariés mais aussi de l’activité BTP immédiatement pour les entreprises qui ont les marchés de construction. Notre première phase d’aménagement représente environ 10 millions d’euros de travaux, il y a donc derrière de l’emploi BTP concret que l’on a tendance à oublier. Pour l’agglomération TPM, c’est un des plus gros projets en matière de développement économique qui a une vraie raison d’être.

 

ENCADRE

Calendrier proche

2013 et 2014 : travaux d’aménagement TPM Aménagement et l’immeuble DCNS

Novembre 2014 : début des travaux du parking mutualisé et du restaurant d’entreprise par Cogedim et Icade

Avril 2015 : début des travaux de la base terrestre

Eté 2015 : livraison des travaux d’aménagement (phase 1) par TPM Aménagement

Fin 2015 / Début 2016 : livraison de la voie RDn8-RD206 par CA TPM et livraison de la desserte en bus express

Début 2016 : installation DCNS, livraison du parking mutualisé et du restaurant d’entreprises

2016 : livraison de la base terrestre

2016 – 2021 : constructions de bureaux et ateliers en fonction de la demande et de la conjoncture économique

 

Marine Astor