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Ses sculptures “bronzent” à Toulon Sylvie Mangaud

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Ses sculptures “bronzent” à Toulon
Sylvie Mangaud

Elle décrypte le langage du corps. Pourtant, elle n’est ni médecin ni traductrice pour sourd et malentendant. Sylvie met ses sculptures en mouvement. Des couples fins aux femmes rondes en passant par les animaux, elle étudie leur squelette pour façonner d’harmonieuses sculptures. Ses bronzes sont exposés du 16 juin au 15 septembre à la Galerie Estades de Toulon.

Comment êtes-vous devenue sculptrice ?
Avant, je faisais de la photo. Par hasard, on m’a fait essayer et j’ai tout de suite adoré. Cela fait 24 ans. Mon arrière grand-père sculptait. Je l’ignorais quand j’ai commencé mais j’étais déjà liée à ce milieu.

Quel est le plus important dans vos œuvres ?
Le mouvement. C’est ce qui est central dans mes pièces. Je veux qu’il soit juste. Quand je fais des animaux par exemple, même si je les stylise et les étire, j‘essaye de garder un squelette cohérent. Mon passé de photographe m’aide beaucoup pour avoir l’oeil sur les détails.

Comment rendez-vous harmonieuses ces sculptures en mouvement ?
Le squelette m’intéresse beaucoup, je travaille autour. Quand je fais des modifications, j’essaye de retrouver le squelette pour voir les proportions. Si j’allonge fémur j’allonge également le tibia pour que tout reste cohérent.

Que trouverons-nous à l’exposition toulonnaise ?
A la Galerie Estades sera exposée une partie de mon œuvre. Il n’y a pas tout mais c’est un échantillon assez large. Vous y trouverez des couples, des personnages fins, des femmes rondes et également des animaux. Ils ont pris plusieurs formats, ce sont de grandes ou de plus petites pièces.

Quelle matière vous stimule ?
Moi, j’adore le bronze. Je trouve que c’est une matière noble et pérenne. J’aime bien l’idée de visualiser une sculpture pour après la contempler matérialisée en bronze. Je pense que les gens en général s’y intéressent. On en trouve de plus en plus dans les galeries tandis ce qu’avant on comptait plus de tableaux.

Pour qui travaillez-vous ?
Je fais des créations personnelles mais aussi des commandes. La contrainte d’une demande, c’est un challenge. Cela m’intéresse de chercher. D’ailleurs, beaucoup de mes grandes pièces sont des commandes, au départ.

Vos modèles sont tous des êtres vivants. Est-ce que cela peut évoluer ?
Je commence à faire des meubles en mouvement. J’ai commencé avec une table basse avant de me lancer dans les meubles. Pour créer cette sensation, j’ai donné à cette table des pieds d’animaux. Comme si elle marchait.

Propos recueillis par Laura Berlioz

Exposition jusqu’au 15 septembre
GALERIE ESTADES
18, rue Henri Seillon – Toulon
Tel.: 04 94 89 49 98