Accueil Déco Sculpteur majeur, Laurent Inquimbert

Sculpteur majeur, Laurent Inquimbert

6

Les noces de bronze, c’est après 22 ans. Laurent Inquimbert y est presque. Depuis 20 ans, il a ouvert son atelier à Carcès. Mais le plasticien fondeur d’art est dans le métier depuis bien plus longtemps.

Que réalisez-vous ?
Je fais des reproductions d’artistes. Ils dessinent, je sculpte. Ensuite, les collectivités peuvent me demander des œuvres en bronze. Celles que vous croisez en ville sont faits par des fondeurs d’art. Je travaille également avec les musées et les laboratoires de conservation. Le but est de réparer les œuvres abîmées. Je restaure certains travaux spécifiques.

Combien de temps passez-vous sur une œuvre ?
Ma plus grosse œuvre m’a pris un an. C’est le monument aux héros de l’Armée noire, situé à Reims. Il pèse 1,4 tonne.

Où trouve-t-on vos autres œuvres ?
Dans mon local. J’expose mes œuvres en galerie. On en trouve aussi au Muy au domaine Régis Frères et au château des Anglades à Hyères. Sinon, on peut les trouver en ville comme, par exemple, le Mineur à Brignoles.

Que faut-il faire pour devenir un bon fondeur ?
On passe par 5 métiers : mouleur, mouleur noyauteur, fondeur, ciseleur, patineur. C’est vraiment complet.

Est-ce un métier qui intéresse la génération future ?
Oui, je peux vous le dire, j’ai créé un centre de formation il y a 20 ans. J’en rencontre pas mal qui ont l’amour du métier. Ce centre regroupe des profils différents. Certains stagiaires « longue durée » passent leur diplôme. On retrouve aussi des spécialistes qui viennent se perfectionner.

Coquetier par Laurent Inquimbert

Parlez-nous un peu de ce centre de formation.
Je suis le directeur pédagogique du centre. On prend 4 stagiaires maximum sur des formations longues. Sinon, il existe des modules d’une semaine, un mois, 4 jours etc. Au total, une douzaine de stagiaires se croisent en une année.

Vous avez réalisé un logo qui vous tient particulièrement à cœur. Racontez-nous.
Il s’agit de la création du logo Alliance Majeure. On m’a donné un logo plat que j’ai dû interpréter.
Je suis dans l’association depuis le début, avec Daniel Tuccillo. Alliance Majeure, c’est un catalyseur de projet, les rencontres favorisent la dynamique.

Propos recueillis par Laura Berlioz

www.inquimbert.com