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Michel Février assure

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L’été est fini. Le mobilier extérieur ne servira plus, la météo va se montrer de moins en moins clémente et pourrait endommager beaucoup de choses. Tout, ou presque, peut être anticipé si le contrat d’assurance le permet. Assureur à Toulon depuis 2012, Michel Février précise les pièges à éviter.

Quels sont les enjeux pour les assurés, en ce moment ?
Il faut protéger les installations d’été, nombreuses dans notre région. On ne s’en sert plus mais elles sont toujours là. En fait, il faut bien les assurer en amont pour être tranquille à la fin de l’été. Les pergolas, par exemple, doivent être bien fixées pour résister aux vents forts. Prenons un exemple. Vous avez une cabane dans votre jardin et un contrat d’assurance. Vous pensez être dédommagé en cas de sinistre. Or, l’assureur peut exiger (dans le contrat) que cette cabane soit ancrée dans le sol avec des plots en béton. Si vous n’avez pas pris cette disposition, vous ne toucherez rien.

Que faire en cas de dégâts liés aux caprices de la météo ?
Pour les inondations, les coulées de boues etc, il faut un arrêté de catastrophe naturelle. C’est indispensable pour que le sinistré soit indemnisé. En général, lors de fortes pluies par exemple, plusieurs maisons sont touchées. De ce fait, le maire prend rapidement les devants et sollicite le préfet pour cet arrêté.

Il est donc impossible d’agir avant ?
Si, on peut anticiper en amont. Les compagnies d’assurance peuvent demander aux experts de passer. Le rapport sera déjà prêt avant l’arrêté. On pourra ainsi indemniser plus rapidement.

Comment être le plus vigilant possible ?
Le mieux, c’est de solliciter notre déplacement. On le fait avec plaisir. Il n’y a pas longtemps, un client m’a parlé de ses restanques. Je l’ai tout de suite alerté sur les coulées de boue. Il m’a répondu qu’un mur en béton était derrière les pierres. Là, les précautions ont été prises. S’il ne m’avait pas fait cette précision, il aurait été essentiel d’aller voir son installation.

Les entreprises aussi ont fait leur rentrée. Comment les assurez-vous ?
Dans le cadre d’une responsabilité civile, il est important de bien connaître l’activité de nos clients. Ainsi, nous pourrons leur apporter une réponse adaptée. Pour cela, idem. Je me déplace chez mes clients professionnels et dans les entreprises. Nous tâchons, autant de fois que possible, de refaire un point. Cela prend du temps mais c’est indispensable. Si les activités de l’entrepreneur ont évoluées, il faut retravailler. Je me suis rendu compte qu’après la finalisation d’un contrat, la situation du client pouvait très vite évoluer. Par exemple au niveau du chiffre d’affaires, du matériel entreposé ou encore de la surface des locaux. Les besoins sont donc différents. Ils vont orienter mon action et faire évoluer le contrat qui nous lie.

Propos recueillis par Laura Berlioz