Accueil Qui Sommes nous ? i-Vizion, l’œil de la maison

i-Vizion, l’œil de la maison

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Bijoux, argent ou encore objets de valeurs. Les cambrioleurs peuvent tout vous prendre ou partir rapidement avec ce qui leur tombe sous la main. Le traumatisme pour le propriétaire du domicile fouillé est immense. Peu importe la méthode. En 2017, 14 foyers varois ont été cambriolés chaque jour. Pour contrer les malfrats, de plus en plus de propriétaires utilisent des systèmes de protection. Julien Hubert, directeur de i-Vizion nous fait le point.

Quelles sont les effractions les plus courantes ?
Elles ont lieu en quelques minutes. Les malfrats préfèrent « frapper vite et fort » sans perdre de temps pour établir un plan. Autrement dit, ils veulent des espèces, des bijoux bref, des choses de petite taille qu’ils vont pouvoir revendre vite et bien. Ces visiteurs mal intentionnés peuvent tout chambouler dans les habitations (placards, tiroirs, lits et canapés retournés).

Comment peut-on les anticiper ?
Primo, il faut tout faire pour éloigner les malfrats des abords de la maison. L’installation de portes et volets blindés est essentielle. De l’extérieur, il faut que les portails et clôtures cachent la visibilité et l’accès à la propriété. Ensuite, nous conseillons l’installation de systèmes de détection périmétrique. Ce sont des installations multi-technologies sur les voies de passages. Ils sont d’une efficacité redoutable, s’ils sont installés comme il se doit. Cette détection périmétrique se fait dans le cheminement du malfrat. S’il est détecté et que des sonneries se déclenchent, il est plus susceptible de faire demi tour. Si toutefois il a commencé et qu’il veut aller au bout, les voisins, la police ou des spécialistes de la sécurité seront prévenus et pourront l’en dissuader.

Si le malfrat passe ce premier “barrage”, comment l’empêcher de détériorer notre habitation ?
Il faut protéger les fenêtres et les façades avant que le malfrat ne s’attaque aux menuiseries. On peut mettre des barrières infrarouges dans l’encadrement de la fenêtre ou au ras de la façade. Nous sommes en relation avec des assureurs. Ils nous confirment que les préjudices les plus lourds concernent les dégâts dus à l’effraction en elle-même. Autrement dit, pour repartir avec une petite somme d’argent ou de “petits” bijoux, le cambrioleur peut endommager gravement les menuiseries.

Avec toutes ces installations extérieures, est-il utile de protéger aussi son intérieur ?
Oui, beaucoup de personnes qui mettent de l’argent dans des systèmes de détection à l’extérieur veulent faire l’impasse sur l’intérieur. Pourtant, c’est complémentaire. On travaille sur des systèmes électroniques très pointus mais, comme dans tout, nous ne sommes pas à l’abri d’une défaillance quelconque. La base, c’est au moins la détection du mouvement, par exemple, avec de l’infrarouge. On installe une double technologie. Ainsi, on évite toute source de dysfonctionnement possible sur la partie détection. Une fois que la détection périmétrique est installée en dehors du bâtiment, on peut donc assurer celle du mouvement dans le bâtiment. Les technologies s’adaptent aux façades. S’il y a beaucoup de fenêtres, on peut les installer à l’intérieur des volets ou le long d’une baie vitrée. Cela génère un mur invisible. Si le malfrat passe les barrières extérieures, nos technologies vont détecter l’ouverture d’une porte, d’une fenêtre et aussi, les chocs de bris de vitre.

On peut reprocher à ces installations leur manque d’esthétisme. Que répondez-vous ?
C’est une remarque que nos clients nous soumettent, effectivement. Or, si nous sommes consultés en amont on peut se débrouiller pour intégrer certains systèmes dans les menuiseries. La détection de l’intrusion peut donc être efficace tout en restant esthétique. Il suffit juste que nous soyons concertés suffisamment en amont du projet.

Certains propriétaires renoncent à s’équiper pour se prémunir des fausses alertes. Qu’en pensez-vous ?
La détection périmétrique est très fiable. Les bêtes, l’agencement extérieur, la décoration, la végétation et la manière dont les occupants vivent au sein de l’habitation seront pris en compte lors de l’installation. En fonction de tout cela, nous optons pour un système en particulier, voire pour une combinaison spéciale de systèmes différents. A l’intérieur de la maison, on évite tout déclenchement intempestif. Les détecteurs sont munis d’une intelligence embarquée qui peut prendre en compte les animaux de moins de 35 kilos. S’ils font plus, on installe une barrière infrarouge horizontale, selon la taille de la bête.

Propos recueillis par Laura Berlioz