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Fabien Albert, Une vie au service de l’immobilier

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Passionné d’immobilier et de la ville d’Ollioules dans laquelle il a toujours vécu, Fabien Albert est le gérant de l’agence Albert Immobilier et s’attache à la faire évoluer de manière significative en cultivant un lien de proximité avec ses clients et d’accompagnement dans le projet de leur vie. 3 ans après l’ouverture de son agence, il dresse un bilan positif de son activité.

Malgré un contexte économique difficile, le marché de l’immobilier à Ollioules bénéficie d’une attractivité non négligeable qui en fait une ville dynamique, tournée vers l’avenir. Fabien Albert fait le point sur son activité qu’il vit pleinement au quotidien, son agence, entre gestion locative, démarchage et biens à vendre, son équipe est sur tous les front. Ollioules dans le cœur depuis toujours, l’immobilier comme passion et ce désir permanent de se surpasser, voilà le secret d’une agence qui tient la route.

Après 3 ans d’activité avec votre propre agence, quel bilan pouvez-vous dresser ?

Cela fait en effet 3 ans que j’ai repris cette agence, pour le moment, je dois dire que le bilan est positif, nous avons commencé à deux et aujourd’hui nous sommes quatre, nous avons donc forcément eu une augmentation de notre activité et de notre chiffre d’affaire. Cependant, au niveau de la gestion, nous avons dû repartir de zéro puisque lorsque j’ai racheté il n’y avait pas de gestion locative et désormais nous avons un peu plus de 120 biens en gestion. Nous travaillons à 90% sur Ollioules, nous partageons le marché avec 4 agences en centre ville et notre entente est très cordiale.

Pouvez-vous nous décrire votre vision de l’immobilier ?

Notre vision chez Albert Immobilier est avant tout d’accompagner nos clients dans le projet d’une vie, nous essayons d’aider au mieux chaque personne dans son projet, nous avons une approche très humaine, pas du tout industrialisée. Notre force vient aussi du fait que je suis d’Ollioules, ma famille l’est également depuis plusieurs générations et nous travaillons en grosse partie par relation. Dans notre manière de travailler, il y a toute une partie de prospection, au début beaucoup de terrain, du porte à porte, puis j’ai décidé de faire un magazine comme une vitrine il y a un an, je pense  qu’il est très important que les gens ait une bonne visibilité. Nous avons également cette chance d’avoir une vitrine agréable qui met en valeur nos biens, c’est plaisant pour les clients.

Quel est le profil de vos clients à Ollioules ?

Sur Ollioules, les clients sont principalement des actifs entre 40 et 55 ans, aujourd’hui, nous retrouvons beaucoup de personnes ayant vendu à Toulon et qui veulent acheter sur notre secteur, ces gens là ont des activités professionnels tel que ingénieur ou cadre et avaient déjà un bien, nous sommes donc dans des budgets situés entre 350 000 et 650 000 euros. Aujourd’hui, nous vendons plus de maisons que d’appartements et le Pôle Mer est une grande opportunité pour nous, il nous permettra d’élargir sensiblement notre clientèle.

Pour quelles raisons la gestion locative est-elle en perte de vitesse ?

Aujourd’hui nous avons pour objectif d’élargir notre clientèle et d’accompagner les clients dans la gestion locative, il y en a de plus en plus de propriétaires qui gèrent leur location eux-mêmes et pensent que c’est facile jusqu’au jour où ça ne va plus et c’est à ce moment-là qu’ils ont besoin d’aide. Nous avons mis en place des conditions financières sur la gestion très raisonnables et c’est certainement ce qui fait et fera notre différence. Les locataires sont de plus en plus exigeants à la vue des montants des loyers, aujourd’hui il est impossible de louer un bien vétuste, certains aménagements sont non seulement nécessaires mais surtout indispensables.

 Quelles sont les difficultés de votre métier ?

La difficulté concerne l’estimation de la valeur du bien car nous avons des clients qui ont une valeur sentimentale et surestime leur bien, finalement on se rend compte que dans 99% des cas, le prix de vente se rapproche de notre estimation. Aujourd’hui, notre cœur de métier est de nous battre sur le prix et de faire comprendre au client que le prix du marché n’est pas forcément celui du voisin, du confrère ou de l’annonce sur internet.

Comment se porte le marché de l’immobilier à Ollioules ?

Sur Ollioules le marché est plutôt dynamique, par rapport d’une part au Pôle de la mer qui permet de stabiliser l’activité, après nous avons des clients très satisfaits de la ville d’Ollioules car il y a un bon rapport qualité prix si l’on compare avec Sanary ou Toulon par exemple. On se rend compte également que nous avons beaucoup de clients qui étaient en résidence secondaire à Sanary et qui s’installent à Ollioules lorsqu’ils veulent investir dans une résidence principale.

D’une manière générale, comment le métier a-t-il évolué ces dernières années ?

Les nouvelles technologies ont permis une grande évolution du métier, l’avantage est que notre champ de clientèle s’est élargit, internet nous permet d’avoir des clients jusqu’au bout du monde. Les freins que l’ont pourraient avoir sont simplement que les vendeurs se basent sur les annonces en ligne, souvent trop évaluées, certains vendeurs se lancent aussi dans la commercialisation eux-mêmes et on se rend compte qu’aujourd’hui, très peu arrivent à vendre entre particuliers. Aujourd’hui, nous devons proposer aux clients tout un panel de services, nous devons y consacrer du temps, l’effort fait par le client pour valoriser son bien sera forcément payant.

Comment voyez-vous l’avenir de votre profession ?

Le contexte économique national est loin d’être au beau fixe, cependant nous avons l’avantage de travailler sur Ollioules où l’on note une certaine attractivité, je pense que dans les années à venir, cela devrait continuer et nous permettre de stabiliser le marché dans notre secteur.

Pensez-vous qu’il est encore possible de faire carrière dans l’immobilier ?

Oui, par contre il ne faut pas compter les heures, les 35h on les fait en 3 jours et non en une semaine, je pense que l’immobilier est plus qu’un métier mais une véritable passion, surtout dans la vente, il y a beaucoup d’investissements pour parfois très peu de retour et le fait de le prendre comme une passion permet de continuer. L’avantage est également que nous sommes dans un métier où la routine n’existe pas, cette diversité des biens et des projets nous permet de toujours garder cette flamme.

Propos recueillis par Marine Astor